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Tendance africaine
Ses déserts, ses bidonvilles et sa chaleur ; sa misère, sa joie de vivre et ses paysages ; sa profondeur, ses modes et ce qu’elle nous inspire… L’Afrique fait toujours un peu la tendance. Cette fois ce sera avec ses photos, ses bijoux et ses livres : d'ArtParis à la MEP en passant par Colette, petit itinéraire africain en trois actes graves et légers, histoire d’inviter le soleil à se manifester. En route pour Bamako ?
Inédit : plateforme africaine d'ArtParis
Du 18 au 22 mars 2010, la foire d’art moderne et contemporain multiplie les regards sur le monde de l’art avec une centaine de galeries internationales et 7 plateformes thématiques. Géographiques et culturelles, ces plateformes ont pour but de représenter les scènes artistiques les plus dynamiques sur le marché de l’art contemporain. Parmi elles : Afriques.Paris, une plateforme conçue par le curator et advisor André Magnin, et les collectionneurs Gervanne et Matthias Leridon.
Seront ainsi présentées pour la première fois à Paris, des œuvres d’artistes venus d’une dizaine de pays, d’un bout à l’autre de l’Afrique Noire : Frédéric Bruly Bouabré, le photographe lauréat du prix HCB 2009 David Goldblatt, Chéri Samba, Sue Williamson, Georges Lilanga, Chéri Chérin mais aussi Seydou Keita ou Abu Bakarr Mansaray… A l’entrée de la plateforme, deux œuvres monumentales de Romuald Hazoumé et Gonzalo Mabunda seront exposées saluant symboliquement l’année de l’Afrique en France, le 20ème anniversaire de la fin de l’apartheid et… la coupe du monde en Afrique du Sud !
ARTPARIS+GUESTS 18 > 22 mars 2010 au Grand Palais Avenue Winston Churchill, 75008 Paris Tous les jours de 11h à 20h30, sauf lundi 22 mars, de 11h à 18h Prix d’entrée : 15 € (10 € : artistes et étudiants) Pour en savoir plus : www.artparis.fr Photo : Romuald Hazoumé, Exit Ball, 2008, 210 cm de diamètre, Plastique, métal. Courtesy MAGNIN.A, photo © Florian Kleinefenn
20 ans d’Afrique à la MEP
Écrivain et photographe, Philippe Bordas a débuté son itinéraire africain dès 1988, partageant le quotidien des boxeurs kenyans de Mathare Valley, le plus grand bidonville d'Afrique. En 1993, il rencontre l'artiste écrivain Frédéric Bruly Bouabré, dont il célèbre le parcours poétique dans « L'invention de l'écriture » (Fayard, 2010). De 1994 à 1999, il pénètre le monde fermé des lutteurs du Sénégal. Les destins croisés des boxeurs et des lutteurs constituent la trame du livre « L'Afrique à poings nus » (Seuil, 2004. Prix Nadar), premier volet d'une trilogie éditoriale en cours exposé en 2004 à la Maison Européenne de la Photographie. Début 2001, à Bamako, Philippe Bordas découvre l'armée ressuscitée des chasseurs, venus de tout l'Ouest africain, qui ne s'étaient pas retrouvés depuis près de sept siècles. Il va suivre leurs pérégrinations pendant sept années. L'exposition rassemble ces trois travaux menés en Afrique entre 1988 et 2008.
3 février - 4 avril 2010. Maison Européenne de la Photographie. 5/7 rue de Fourcy - 75004 Paris. 01 44 78 75 00
Cinéma à la Maison des Métallos
Créé en 1979 par la Bibliothèque du Centre Pompidou, Cinéma du Réel s’est imposé comme le festival de référence du cinéma documentaire en France, toujours à l’écoute de la diversité des écritures, des formes et des idées. Sa 32ème édition se tient du 18 au 30 mars 2010. Dans le cadre de la programmation hors-les-murs, le festival et la Maison des métallos ont choisi dans la sélection «Premiers films» trois courts et moyens métrages qui nous parlent de l’Afrique d’aujourd’hui dans ses souffrances et sa diversité. Projection suivie d’une rencontre avec les réalisatrices Mati Diop et Marie-Violaine Brincard.
Samedi 27 mars à 15h, entrée libre sur réservation Maison des métallos 94 rue Jean-Pierre Timbaud, Paris 11. M° Couronnes /Parmentier La Maison des métallos est ouverte au public du lundi au vendredi de 9h à 19h, le samedi de 14h à 19h, en soirée et le dimanche lors des manifestations. 01 48 05 88 27. www.maisondesmetallos.org
Inspirations africaines
3 femmes, 3 talents, 3 créatrices qui donnent dans la joaillerie. Elles ont des points communs, donc, Delfina Delettrez, Ligia Dias et Gaïa Repossi. Cette saison, toutes trois s’inspirent de l’Afrique, et nous livrent des créations ravissantes et fort différentes, qui s'installent dans le corner Bijoux de chez Colette. La première s’appelle Delfina Delettrez. Elle est issue de la famille Fendi, cette jeune Italienne, et elle stimule en permanence sa créativité ainsi que son goût du beau. À seulement vingt ans Delfina a lancé sa première collection de joaillerie et chaque saison on découvre avec émerveillement son univers où elle nous ouvre les portes de son imagination pour notre plus grand plaisir. On craque pour ces boucles, primitives, enfantines et féminines, inspirées en effet des masques de la belle Afrique. On craque aussi pour les bagues de la même ligne, qui entourent d'un même coup deux doigts. Une ligne ravissante et accessible !
Ligia Dias, elle, est une jeune créatrice suisse. Elle a décidé de décliner sa collection (collier, bracelet, boucles d'oreilles...) autour du crocodile. Le tout formera une sorte de puzzle où le cuir est un classique flashy, ponctué de touches de métal et de perles. Une présentation simplement féérique !
Le meilleur pour la fin : notre grand coup de coeur de ce printemps des bijoux chez Colette, c'est une bague articulée qui malheureusement sera plus souvent destinée à faire rêver qu'à être portée. Quatrième génération de la Maison Repossi, Gaia, 24 ans, fille d'Alberto Repossi, apporte fraîcheur, force et délicatesse aux collections de la maison, mais aussi maintenant à des micro-collections conçues pour les créateurs Alexander Wang ou Joseph Altuzarra, vues lors de leurs derniers défilés New Yorkais et en avant-première chez Colette. Coup de coeur absolu donc, pour cette bague disponible en or blanc et en or rose, avec ou sans diamants, qui a un seul petit défaut : elle excède les 4000 euros, diamants ou pas !
Chez Colette. 213 rue Saint-Honoré 75001 Paris. 01 55 35 33 90. Ouvert du lundi au samedi de 11h à 19h. Métro Tuileries ou Pyramides
Gentlemen of Bakongo
Après « The Sartorialist » et « Face Hunter », le livre des street-pics à avoir est celui de Daniel Tamagni consacré à la… « culture sapeur ». Kesako ? Figurez-vous que le phénomène sapeur trouve ses origines dans la banlieue de Brazzaville. Le Sape (Société des Ambianceurs et des Personnes Élégantes, oui oui) est ainsi devenu l’un des clubs les plus select, voyant naître des antennes à Kinshasa, Paris, Bruxelles et Londres. Le style sapeur est donc un mélange unique et troublant d'élégance coloniale et décadente mais aussi clairement futuriste, complété par des codes et un sens moral et de l'honneur particuliers. Pour en savoir plus, il faudra lire le livre !
Chez Colette. 213 rue Saint-Honoré 75001 Paris. 01 55 35 33 90.
Auteur : A.E. pour CultureCie.com
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