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Alain Gilles Minella, enfant-roi de Jacqueline Monsigny
Depuis son roman « Floris » paru en 1970, Jacqueline Monsigny, actrice et scénariste, vit une seconde vie. Elle est désormais l'auteur de quelque 40 livres, traduits dans 22 pays. A son actif des romans bien sûr : après le succès de la série « Floris » parut la trilogie « Le Maître de Hautefort » puis « Les Filles du tsar » et « La Viking ». Mais l’écrivain est aussi biographe, comme en témoigne son dernier opus cosigné avec son mari Edward Meeks et consacré aux « Amants terribles »*.
Après des biographies de Jackie Kennedy, Grace Kelly ou Elizabeth II, Jacqueline Monsigny se penche avec son mari, lui aussi ex-vedette du cinéma et du petit écran, sur « Le Roman de Hollywood » et sur celui du Festival de Cannes. Entre littérature et cinéma, sa vie vogue donc de l’Histoire à la fiction. Son coup de cœur ? Vous ne serez pas étonnés d’apprendre que c’est une histoire vraie qui se lit comme un roman : « Pour l’amour de l’enfant roi » d’Alain Gilles Minella… Loin de Liz Taylor et Richard Burton, l’enquête tente de lever le voile sur les liens qui unissent Anne d’Autriche et Jules Mazarin…
A l’ombre du Roi Soleil
Quel bonheur de pouvoir conseiller aux lecteurs de se précipiter pour lire le merveilleux livre d’Alain Gilles Minella, « Pour l’amour de l’enfant roi ». L’auteur est un grand historien. Tout ce qu’il écrit est vrai, vérifié, pesé. Il a les documents, lettres, contrats, traités… Et pourtant, « Pour l’amour de l’enfant roi », si bien écrit, au style alerte, se lit comme un vrai roman. Roman du pouvoir, roman de l’amour d’une mère, histoire d’une passion secrète entre la reine Anne d’Autriche et son Premier ministre, le séduisant Jules Mazarin.
A la mort de son époux le roi Louis XIII, Anne d’Autriche devient régente de France. Son fils aîné de quatre ans, lui, devient roi de France sous le nom de Louis XIV. Un enfant est bien faible pour en imposer aux grands seigneurs turbulents du régime qui veulent tous lui arracher le pouvoir. C’est « la Fronde ». Anne d’Autriche, véritable « Mère Courage », va défendre son fils et son trône comme une louve. Seule, elle aurait beaucoup de mal. Pourtant, cette princesse (en fait Espagnole comme son nom ne l’indique pas), trouve à ses côtés un génie de la politique, Jules Mazarin. Cet Italien si intelligent a été remarqué par le cardinal de Richelieu qui, avant de mourir, l’a recommandé au roi Louis XIII.
Pendant des années, Anne d’Autriche va s’appuyer sur Mazarin. La Cour déteste cet Italien, cet « étranger », méconnaissant son génie. Celui-ci est le parrain de l’enfant-roi. Il va lui enseigner le pouvoir, lui transmettre toute sa science. Anne d’Autriche, contre vents et marées, soutient Jules Mazarin. Cette femme, qui au fond ne connaissait rien à la politique, se révèle remarquable pour défendre l’avenir de son fils. Elle lui répète qu’il sera le plus beau, le plus intelligent et qu’il sera le plus grand roi du monde et Louis XIV croira sa mère. Il le deviendra grâce aux conseils de Mazarin et Anne.
Y a-t-il eu mariage secret ou liaison amoureuse entre la reine et son ministre ? Grand amour intellectuel sûrement. Liaison physique ou platonique ? Alain Gilles Minella nous affirme qu’il n’y a aucune preuve de mariage ou union quelle qu’elle soit. Ce couple étrange, la reine et son ministre, est lié par son amour pour l’enfant-roi. Ils se battent pour lui conserver son trône. C’est le livre certes d’une époque, celle de la Fronde, mais aussi un vrai roman moderne, où une femme seule, veuve, s’appuie sur un compagnon pour défendre les droits légitimes de son enfant. C’est une histoire très contemporaine. Toutes les femmes pourront se reconnaître en la reine régente Anne d’Autriche.
A lire cet été pour le plus grand plaisir.
Amités à tous mes lecteurs et lectrices et bel été sous le soleil (enfin j’espère !).
A noter…
« Pour l’amour de l’enfant roi. Anne d’Autriche – Jules Mazarin» d’Alain Gilles Minella Editions Perrin, 435 pages, 20,90€ Commander le livre sur Amazon
Le dernier livre de Jacqueline Monsigny…
* « Les Amants Terribles, Liz Taylor et Richard Burton » De Jacqueline Monsigny et Edward Meeks
Paru le 11 juin 2009 Aux Editions Alphée 414 pages 20€ env.
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Auteur : Jacqueline Monsigny | Propos recueillis par Axelle Emden pour CultureCie.com

« Bye Bye Cellphone »… Hello 1973 !
Au printemps 2009, 1973 sortait un EP éponyme qui sentait bon la pop sucrée des sixties et la fraîcheur salée des embruns californiens. Tout juste un an après, les trois parisiens ressortent leurs guitares 12 cordes, banjo, piano, mellotron, synthés-jouets et autres boîtes à rythmes pour un premier album intitulé « Bye Bye Cellphone », dans les bacs ce 7 juin. Entre une blé noir basquaise et une froment au chocolat, le chanteur et parolier Nicolas Frank nous parle de l’ambiance de cet album et d




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