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« Trompe l’oeil » de Patricia Cornwell
« Best-selleuse » incontestée du thriller, Patricia Cornwell revient avec « Trompe-l’oeil », les deuxièmes péripéties de l’inspecteur Win Garano. Il doit résoudre le meurtre d’une jeune aveugle britannique, potentielle première victime de l’Etrangleur de Boston, un tueur en série. Intrigue historique, mensonges et conflits politiques.
Par Anne-Laure Bovéron
Ancienne journaliste aux affaires criminelles pour le « Charlotte Observer », rédactrice technique à l'Institut médico-légal de Richmond et officier de police volontaire, Patricia Cornwell n’a pas son pareil pour semer le trouble dans l’esprit de ses lecteurs avec des scénarios romanesques plus vrais que nature. Si ce réalisme qui fait la force de ses intrigues est encore de mise dans « Trompe-l’œil », il est aussi moins approfondi. La densité, comme la longueur du roman, est amoindrie. L’écrivaine déclare d’elle-même que les histoires de Garano sont plus légères, moins crues que celles de Scarpetta. « Autrement dit, elles ne sont pas interdites aux mineurs » ironise-t-elle.
Fine observatrice de son temps, la romancière sait donner à ses livres une précision sidérante et peut croquer des personnages d’une remarquable profondeur psychologique. Si elle s’est faite connaître avec les enquêtes de Kay Scarpetta et reconnaître avec le personnage de Virginia West, Patricia Cornwell s’attèle aujourd’hui à donner vie à un troisième personnage, Win Garano, inspecteur afro-américain. Il est apparu pour la première fois en 2007, dans « Tolérance zéro », un roman qui a fait l’objet d’une publication par épisode dans le New-York Times et dans le Figaro Magazine. Cette publication sous forme de feuilleton peut aussi expliquer le dépouillement de ses derniers écrits.
L’esquisse…
Win Garano, inspecteur angoissé de la police du Massachusetts, subit les sautes d’humeur de sa supérieure, le procureur Monique Lamont. Une femme assez grossière attirée par le pouvoir et la renommée. Lamont ballade ses agents au gré de ses coups de sang et autres coups de poker politiques. Quand elle décide d’envoyer Garano à Watertown, ville perdue, celui-ci râle. D’autant plus que l’enquête qu’il doit mener le ramène quarante-cinq en arrière, sur les impossibles traces de l’Etrangleur de Boston. Dupe de rien, il suspecte immédiatement une manipulation et de secrètes raisons politiques à cette investigation imposée.
Sur les traces d’une jeune femme aveugle, originaire d’Angleterre, Win se retrouve confronté à un problème brûlant (le vol de cuivre dans l’Etat) sur fond de catastrophique organisation policière. Aidé à contrecœur par la caractérielle Stump, agent de police amputée et responsable d’une boutique familiale, perturbé par les manies superstitieuses de son attachante grand-mère Nana, Garano doit faire face à la lenteur des laboratoires d’analyse, aux conflits juridiques, aux lois internes de la police du Massachusetts. Mais aussi à la violence latente des gangs de Watertown et à la dérangeante présence d’un jeune journaliste...
Du livre à l’écran
Un roman aux allures de longue nouvelle qui, sans atteindre le niveau des épopées de Scarpetta, reste toujours aussi agréable à lire. Ponctué d’action mais aussi d’humour et de réflexion sur la société américaine actuelle, le polar se révèle aussi plein de finesse. D’un abord plus facile (les intrigues secondaires sont moins complexes), « Trompe –l’oeil » n’est cependant pas dénué de rebondissements ni de suspense.
Une fois n’est pas coutume, voilà encore des romans en cours d’adaptation cinématographique. Lifetime et les producteurs Stan Brooks et Jim Head travaillent à la réalisation des deux enquêtes de Garano. Un projet qui ravit la romancière. Aux rôles tenus par Andie McDowell, Daniel Sunjata et Diahann Carroll s’ajoutent les apparitions de Patricia Cornwell elle-même et de sa compagne Stacy. A la manière d’un Hitchcock, elles tiennent de petits rôles secondaires. « Surtout, ne clignez pas des yeux, vous allez me rater ! On me voit très peu à chaque fois mais j’interprète le même personnage dans les deux films » déclare la mère de Win. Patience !
A noter…
Patricia Cornwell – « Trompe l’œil » Traduit de l'anglais (États-Unis) par Jean Esch Aux éditions des Deux Terres 179 pages, 20€ En librairie depuis le 21 octobre 2009 Site de l’écrivain: www.patriciacornwell.com (en anglais) et www.patriciacornwell-deuxterres.com
Patricia Cornwell © Debra Gingrich/CEI 2007
Auteur : Anne-Laure Bovéron pour CultureCie.com

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Ah les hommes et le football, toute une histoire ! Et même, entre les mains de Bruno Heckmann, tout un premier roman. En suivant les péripéties en club corpo d’Antoine Courant, l’auteur porte un regard amusé et tendre sur cette passion masculine. Hilarant et touchant.




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