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5 livres qui nous rendent malades... d'amour
Grippe A ? Non ! Maladie psychique, maladie physique, maladie d'amour ou fol amour pour une drogue nommée désir... étrangement la maladie est partout. C'est le thème d'une exposition qui nous a inspiré ce mini-dossier, pointant du doigt une réalité et réveillant du même coup nos bons souvenirs de lectures. D'hier, et d'aujourd'hui. Cap sur nos livres tissés de paroles et parfois de guérisons, valsant ici et là avec la psychanalyse. Top 5 pour ne pas tomber malade ?
Par Axelle Emden & Anne-Laure Bovéron
Folle de sa mère : Justine Lévy malade comme une fille
5 ans que Justine Lévy se fait attendre ! « Mauvaise fille » était donc l’un des livres les plus attendus de cette rentrée. Un troisième roman qui s’atèle, comme le premier déjà, aux liens mère-fille. Tout en reprenant les personnages du deuxième, « Rien de grave ». Plus de 10 ans après un premier « Rendez-vous » autofictionnel, l’ombre de la mort vient planer sur cette relation impossible, troublée encore par les doutes de la maternité d’une... « mauvaise fille » ? Un récit poignant.
Malade comme « Personne » : Gwenaëlle Aubry, Fémina 2009
Dans son cinquième roman, Gwenaëlle Aubry, agrégée de philosophie, part à la reconquête de son père disparu, un homme rongé par la psychose maniaco-dépressive. « Personne », ouvrage intime et émérite, tente de saisir cette figure mélancolique. Evincé du Grand prix du roman de l'Académie française, du prix de Flore et du Médicis, il figurait toutefois sur leurs premières sélections et obtient le Fémina. Un must de cette rentrée littéraire ? Oui !
Abha Dawesar ou la maladie de l'Inde
La maladie ça peut être un cancer, ça peut être une dépression. C'est souvent aussi ce qui ronge de manière plus générale une société. C'est le sujet de « L’Inde en héritage », dernier roman d'Abha Dawesar et sans doute son roman le plus abouti. Nouvelle égérie internationale de la jeune littérature indienne, l’auteur dépeint de façon originale et détaillée la société de son pays natal par l’entremise d’un jeune narrateur, espiègle et intelligent. Sa métaphore de prédilection ? Le virus.
« Jours sans faim » de Delphine de Vigan : virus du corps de l'esprit
Premier roman de Delphine de Vigan, « Jours sans faim » a été publié en 2001 sous le pseudonyme de Lou Delvig. Il reparaît début 2009 en poche aux Editions J’ai Lu. Subtil, pudique, élégant, le livre raconte une étrange traversée, depuis le frôlement d’une mort voulue jusqu’à la vie retrouvée. L'un de nos livres cultes, qui traite d'une maladie sous toutes ses coutures.
« Héroïne » : la maladie d'amour selon Ann Scott
Avec cette rechute dans son coup de foudre éternel, Ann Scott donne une suite totale à l’histoire d’amour de son deuxième roman, « Superstars ». Une plongée abyssale dans l’obsession de l’évidence, et de l’absence. Névrose obsessionnelle ? Peut-être, c'est en tout cas l'avis de l'auteur. Un roman très court qu’on lit d’une traite, le souffle pendu aux sms d’une petite diablesse dont les effets résonnent, résonnent, résonnent. Un grand livre d’amour.
Auteur : Axelle Emden pour CultureCie.com


Elisabeth Barillé ou le coup de coeur d'Emmanuelle de Boysson
Présidente du Prix Lilas, dont un jury de femmes récompense chaque année une romancière au printemps à La Closerie, Emmanuelle de Boysson collabore à plusieurs journaux dont Marie Claire, VSD, Femmes, Service littéraire et Fémi 9. Romancière et essayiste, cette fringante femme de la rive gauche est aussi mariée et mère de trois enfants. Elle nous livre son coup de cœur de la rentrée littéraire : « Heureux parmi les morts » d’Elisabeth Barillé.




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