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5 questions à David Foenkinos… sur son dernier roman
En cas de bonheur vous êtes forcément déjà tombé sur son potentiel érotique, ses célibataires ou... entre ses deux oreilles. Mais qui s'en souvient ? L'inverseur d'idioties, éternel portraitiste de cœurs autonomes, fait ces temps-ci couler une encre dithyrambique avec « La Délicatesse ». Et pour cause… Amour comme toujours, humour aussi et cette fois un peu plus de gravité parsèment ce dernier roman. David Foenkinos a accepté de répondre à quelques questions par écrit.
Propos recueillis par Anne-Laure Bovéron & Axelle Emden
Qu'est-ce qui vous intrigue dans les relations amoureuses au point de leurs consacrer, encore et toujours, votre dernier roman "La Délicatesse" ?
Ce n’est pas de ma faute, mais mon imagination me mène souvent vers les relations amoureuses, et les femmes. Mais La délicatesse évoque un sujet plus grave, le deuil amoureux, et l’étrangeté absolue de nos attirances. En tout cas, c’est certain que le cœur qui bat est un sujet inépuisable.
L’humour est un ressort permanent de vos écrits. On imagine qu’il fait simplement partie de vous, mais est-ce aussi une pudeur, ou une manière de distinguer vos livres dans la nébuleuse des romans d’amour ?
L’humour c’est une forme incessante de pudeur, de politesse, de tenter de ne pas se prendre au sérieux. Même si là, le sujet est grave. Et qu’il s’agit d’une véritable comédie dramatique. La vie est incessante de ça, des variations permanentes du drame à la comédie. Subitement l’interruption d’un improbable Suédois dans la vie de Nathalie, c’est l’irruption à nouveau de l’humour, de la légèreté, et de la délicatesse.
Favori de bien des listes, le livre est déjà acclamé par la critique et bien reçu par le public. Est-ce pour vous le roman de la maturité ?
J’ai dit ça en riant en disant que c’était le livre de la maturité !... En tout cas, j’ai peut-être enfin réussi l’équilibre entre l’émotion d’une histoire réaliste et grave et les météorites de fantaisie. Les listes et la presse, j’en suis ravi. Mais c’est le soutien des libraires qui me touche le plus, et qui me permet, par leur enthousiasme, de toucher de nouveaux lecteurs.
Comment vous est venue la trame de ce livre, riche en rebondissements et en malencontreuses péripéties ?
L’idée de départ, c’est le prénom Nathalie. Il donne la tonalité du livre. Le parcours sentimental d’une femme qui pense ne plus pouvoir aimer à nouveau et qui, subitement, se met à embrasser le premier homme qui passe par là. C’est vraiment ça l’image du départ : la pulsion du baiser. Car en matière amoureuse, c’est vraiment le corps qui décide.
Vous utilisez les petits riens du quotidien. Y a-t-il une manière particulière de travailler, lors de l'écriture, pour les utiliser en les sublimant ainsi ?
J’ai surtout l’impression de travailler même quand je ne travaille pas. La création est un filtre permanent de nos émotions. Il y a dans chaque instant la possibilité de saisir quelque chose qui pourra être dans un roman. Et pour cela, il faut vivre des choses…

David Foenkinos, « La Délicatesse »
Aux éditions Gallimard. En librairie depuis le 20 août 2009 208 pages, 16€ Commander le livre sur Amazon, partenaire de CultureCie
Le blog de l’auteur : www.livreshebdo.fr/weblog/david-foenkinos/18.aspx


Auteur : Propos recueillis par Anne-Laure Bovéron & Axelle Emden pour CultureCie.com


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Présidente du Prix Lilas, dont un jury de femmes récompense chaque année une romancière au printemps à La Closerie, Emmanuelle de Boysson collabore à plusieurs journaux dont Marie Claire, VSD, Femmes, Service littéraire et Fémi 9. Romancière et essayiste, cette fringante femme de la rive gauche est aussi mariée et mère de trois enfants. Elle nous livre son coup de cœur de la rentrée littéraire : « Heureux parmi les morts » d’Elisabeth Barillé.




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