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Da Silva retourne l’Olympia
Jeudi 11 février, Da Silva et sa troupe de musiciens ont littéralement retourné l’Olympia. Pour son premier concert sur les planches de la mythique salle parisienne, le chanteur a fait montre d’une énergie sans pareille, qui a surpris et charmé son public.
Par Anne-Laure Bovéron
Il ne faut jamais sous-estimer l’énergie du désespoir ! Emmanuel Da Silva en a donné la preuve lors de l’unique date parisienne de sa tournée débutée en janvier. Lui qui a habitué ses fans à des chansons mélancoliques, des ritournelles certes rythmées mais majoritairement douces et aux ambiances feutrées, offre là une réorchestration magistrale de ses titres, leur insufflant une énergie nouvelle et une sincérité ébouriffante.
Avant 2005 et le succès de son premier album « Décembre en été » l’auteur compositeur originaire de Nevers, a expérimenté bien des genres musicaux : punk, musique électronique, pop-rock acoustique ou collaboration avec d’anciens membres des « Tambours du Bronx ». De ces explorations il a tiré une richesse musicale dont il a fait état à l’Olympia. Guitares, basse, percussions aux accents africains, violon, clarinette, trompette, xylophone et autres tambourin ou maracas sont venus porter la voix rocailleuse et les paroles romantiques et amères de l’interprète.
Du dernier album « La tendresse des fous » en passant par « De beaux jours à venir » sorti en 2007, Da Silva écume son répertoire. « Tant que tu es loin », « Carnaval », « L’averse », « Au moment des amours » soulèvent la foule qui danse et chante à l’unisson. L’émotion est quant à elle palpable sur des morceaux tels que « La route », « Les plus belles lettres » ou « Là-haut ». En deux heures de spectacle, vingt chansons et quelques échanges émus et complices avec les spectateurs, l’artiste a su convaincre, faire voyager aussi. Avoir vécu à Dinan a coloré ses titres : référence aux paysages marins, à leur beauté ou leur souffle vivifiant, au crachin des jours sombres, au spleen que la mer charrie… autant d’évanescences que Da Silva capture dans ses mots. Sur scène, cette vigueur explose. Da Silva prend le large, vers un succès qui ne se dément plus.
Quand est arrivée l’heure des derniers titres, après un second rappel, le public ne veut plus quitter son idole. « Oh mon amour, je n'ai pas le courage de partir. Non mais vraiment je n'ai pas le cœur à entreprendre de jolies choses et seul, sans ta compagnie »... La salle acquiesce, les applaudissements redoublent. « L’indécision », titre qui a fait connaître l’artiste en 2005, prend également une autre couleur, laissant planer de part et d’autre de la scène l’envie que ça n’en finisse pas. Mais à Da Silva de conclure, sur « Tout va pour le mieux » : « Ca m’a fait plaisir de te revoir ici, Mais je dois partir… » Pour mieux revenir, très vite, avec un nouvel album et une tournée aussi exaltante ? Espérons-le.
 En tournée…
Le 05 mars à Chaumont, le 07 mars à Genève (festival), le 12 mars à Marseille (festival), le 13 mars à Nice, le 18 mars à Alençon, le 20 mars à Saint-Etienne (festival), le 13 avril à Lille (festival), le 30 avril à Bethune, le 12 mai à Seclin, le 14 mai à Sin le Noble, le 21 mai à Le Chaux du Milieu (festival), le 16 juin à Flers (festival)…
A noter…
« La Tendresse des fous » - Da Silva Dans les bacs depuis le 28 septembre 2009 15 titres, 15,99€ Label : Tôt ou tard. Myspace de l’artiste : www.myspace.com/dasilvaemmanuel Page Facebook : www.facebook.com/search/?q=sos+homophobie&init=quick#!/pages/Da-silva-officiel/173784014797?ref=ts
Auteur : Anne-Laure Bovéron pour CultureCie.com

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