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« Church Bell Blues » : le folk intérieur de Catherine MacLellan
Des mois que l’album attend patiemment dans nos tiroirs… Catherine MacLellan débarque enfin en France avec « Church Bell Blues », il est temps de vous en parler : fans de Mariee Sioux, Norah Jones et India Arie dans ses saveurs les plus douces, voilà du nouveau ! Une voix profonde sur des guitares folk, un ton de country… Catherine MacLellan n’est pas à la croisée de mille genres : un univers simple, doux et envoûtant.
Si par hasard vous l’entendiez à la radio, vous imagineriez sans doute qu’une toute jeune métisse se cache derrière cette voix suave. Raté, Catherine MacLellan est une grande brune au teint clair, et à la renommée installée de l’autre côté de la planète – au Canada. Elle commence avec les « New Drifts », puis fait ses débuts en solo avec un album intitulé « Dark Dream Midnight » en 2004. Première tentative, moins intime que « Church Bell Blues », opus dans lequel la belle se dévoile. Mais avant lui elle se fait déjà remarquer : lauréate de six PEI Music Awards, Catherine a déjà été nominée plusieurs fois aux East Coast Music Awards en 2006 et 2007.
Vive le vent du blues…
D’abord diffusé indépendamment sur la côte Est du Canada, « Church Bell Blues » sort en septembre 2007, juste après l’entrée de l’artiste au sein du label True North. Il paraît en février 2008 en Allemagne, blues jazzy oblige, mais il aura fallu attendre près d’un an pour que l’album soit diffusé en France.
Guitare acoustique au bout des doigts, Catherine McLellan chante ses textes : écrits dans les profondeurs de l’hiver, et pendant une grossesse étonnamment triste, ils laissent courir des émotions cachées. Les titres annoncent la couleur : « Dreams dissolve », « River Valley Plains », « The Long Way Home », « Snow Day »… l’inspiration a été puisée dans des jours enneigés. Juste avant d’être maman de sa petite Isabelle, Catherine revient sur son chemin et se plonge dans des questions simples, existentielles, humaines.
Catherine MacLellan écrivait depuis longtemps. Il faut dire que son papa l’encouragea très tôt. Papa Gene MacLellan est l’auteur de pas mal de tubes internationaux dont « Snowbird », l’un des classiques d’Anne Murray, ou « Put Your Hand In The Hand » interprété par Ocean. Alors Catherine se met à écrire bien avant d’apprendre la guitare. Gene n’aura pas eu le temps d’entendre les paroles de « Church Bell » : disparu alors que sa fille n’était encore qu’une jeune adolescente, il laisse de jolies traces derrière lui, dont une influence profonde. « J’ai grandi en le voyant écrire des chansons dans le salon, avec une guitare sur les genoux, confie Catherine. J’ai pensé que c’était ce qu’on était supposé faire, alors j’ai commencé à le faire. » Mais l’influence est aussi musicale : Gene est celui qui a initié Catherine aux Beatles, qui lui a offert ses premiers disques de Clapton… Sa fille lui rend hommage à la toute fin de son album, avec « Long Time », une balade évanescente aux accents d’éternité.
Folk, folk, folk…
Auteur, interprète, Catherine MacLellan a aussi composé les douze titres de « Church Bell Blues ». Des mélodies calmes, à l’image peut-être de la retraite spirituelle par laquelle elle était habitée au moment de la création. Résolument folk, sa musique est marquée par l’influence de Joni Mitchell, Nanci Griffith ou Townes Van Zandt. Des blues country indiscutablement à elle, mais toutefois engendrés avec l’aide d’un fidèle complice : celle du producteur James Philipps, ancien collègue des New Drifts avec lequel Catherine travaille à ses projets solo depuis 2000. L’ami musicien a prêté de bon cœur sa guitare électronique à l’album.
Résultat ? Et bien « Church Bell Blues » n’est pas un album révolutionnaire, mais il fait partie de ce que l’on a entendu de mieux dans les nouveautés de l’année. Pas étonnant que ce deuxième opus ait remporté le prix de la « Meilleure nouveauté des critiques » dans le « Penguin Eggs » - revue folk canadienne. Un peu répétitif peut-être, comme une Elias en jazz ou… une Norah Jones. Et oui, difficile de ne pas penser à Norah Jones face à cette country moderne, dont on imagine aisément certains titres défiler au cœur d’une soirée « lounge ». Catherine a pourtant son univers à elle, et si Norah a (ré)ouvert la porte du grand public vers la voie folk, alors tant mieux, et tant-pis si certains réduisent toute la nouvelle country à la « vague Norah ». Catherine McLellan est à découvrir. Ça tombe bien : elle est au Sunset le 21 janvier 2009.
A noter…
Catherine MacLellan « Church Bell Blues » Sorti au Canada le 17 septembre 2007 Sorti en France le 25 août 2008 Chez True North Records /ZYX Music 22€ environ
« Church Bell Blues » sur Amazon
« Church Bell Blues » sur Fnac.com
En concert…
Au Sunset Le mercredi 21 janvier à 20h30 60 rue des Lombards 75001 Paris
Liens:
www.catherinemaclellan.com
Auteur : Axelle Emden pour CultureCie.com

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