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18 Brumaire : du bon rock haut et fort
Ils font de la musique comme d’autres de la photo ou de la numismatique : par passion. Avec application. Avec aussi quelques pointures comme références. Des petites salles parisiennes accueillent leur plaisir à jouer qui se lit autant dans leur jeu scénique que chez ceux qui les suivent, certains avec avidité. Ils viennent d’enregistrer leur premier album, « Cash for Clunkers » (tout un programme), qu’ils s’apprêtent à jouer sur scène.
Par Franck Bortelle
Le rock est souvent une histoire de potes. De potes en colère, cette engeance qu’on nomme des « rebelles ». Au tout début des années 80, la contestation soufflait comme l’autan du côté de Toulouse. C’est à Montauban qu’ils se sont rencontrés, cette petite ville de province célèbre pour sa splendide Place Nationale à l’italienne et son musée Ingres. La France est en pleine vague punk et new wave. Les ondes des radios qui vont connaître un vent de liberté diffusent les premiers tubes de Dépêche Mode, Cure et New Order. Springsteen n’a pas encore inondé la planète avec son affirmation identitaire « Born in the USA » et Michael Jackson n’est pas encore l’effrayant zombie de « Thriller ». Mais les choses se mettent en place, autrement dit ça déménage à tout va et ça rue dans les brancards.
D’abord 18 Brumaire, puis Taxi Driver, puis République, c’est finalement le premier nom qui restera, celui du fameux coup d’Etat de Bonaparte qui met fin à la Révolution française et au Directoire. Un retour aux sources comme celui qui s’opère sur scène, faisant table rase de ces courants plutôt alternatifs que continus qui ont déferlé ces dernières décennies. C’est le rock des Clash, Vince Taylor et New Order, leurs références suprêmes, qui prime.
Sur scène, ils sont quatre. Concentrés mais jouant avec humilité et simplicité pour et avec leur public qui ne cesse de s’étoffer, leurs concerts ne sont pas de ces approximations que pourraient laisser supposer leur niveau de notoriété encore modeste. C’est d’ailleurs ce qui frappe avant tout : un amateurisme très professionnel, une vraie dynamique scénique et l’essentiel entre tout, la passion du rock. Leur premier album vient tout juste d’être enregistré. Ils le roderont sur les petites scènes parisiennes, car c’est bien connu, le rock c’est la vie, c’est en live que ça s’écoute ou tout au moins que ça se découvre. Les amateurs de bonne musique, musclée, percutante et bien balancée, ne pourront qu’apprécier, voire en redemander.
A noter…
18 Brumaire en concert Le 21 novembre à 21 heures au Gambetta, 104 rue de Bagnolet, 75020 Paris (Métro : Alexandre Dumas) avec le groupe Ete 67 Le 19 décembre à 20h30 à l’Eclipse, 13 avenue de Saint-Ouen, 75017 Paris (Métro : La Fourche) A l’Ariel Café le 30 janvier 2010 à 20h30, 49 rue de Ménilmontant, 75019 Paris (Métro : Ménilmontant)
Pour toutes les nouvelles infos concernant le groupe : www.myspace.com/dixhuitbrumaire
Auteur : Franck Bortelle pour CultureCie.com


La « Boîte à musiques » de Barcella : un album qui donne des « l »
Qui a dit que les poètes étaient morts ? Sûrement pas Barcella, autobaptisé « souffleur de vers », et qui « de sa fenêtre ne peut voir la vie en prose ». Bien loin du cynisme ambiant, l’artiste protéiforme défend sa vision poétique du monde, dans des « ritournelles » au charme désuet et pourtant terriblement rafraîchissantes ! Depuis 2006 on le suit, sur le web, et on l'a rencontré en première partie de notre adorée Charlie, l'an dernier au Café de la Danse. Il a aussi fait celles de Cali, Cabre






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