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« Amusement », le premier magazine connecté. A quoi, pourquoi ?
Amusement Magazine #4 -Crédits Photos : Philippe Jarrigeon
Fruit d’une collaboration unique avec Violet (père du Nabaztag, le lapin wi-fi des grands et des petits) et GS1 France, « Amusement », premier magazine connecté à Internet, vient d’être lancé en avant-première chez Colette le 17 mars 2009, avant de s’inviter dans nos kiosques le 20. Ce must, hi-tech comme tout objet électronique, et noble comme tout magazine papier, est évidemment bilingue. Le but: détruire les barrières entre la presse écrite et la presse électronique. Eclairage.

Le premier magazine connecté…

« Et si un simple magazine de 700 grammes pouvait à la fois être fait de papier, d’encre, de composants électroniques et de contenus numériques ? Et si le contenu d’un magazine se prolongeait dans le monde de la toile ? Et si la dissociation entre presse écrite et contenu numérique devenait définitivement caduque ? » demande, amusée (sans jeux de mots), l’équipe d’attachés de presse du magazine « Amusement ». Avant d’ajouter, fiers : « ce numéro inaugure le tout premier magazine de l’ère de l’Internet des Objets ». Fort bien. Mais encore ? On vous imagine déjà un peu perdus : s’agit-il de l’invention du siècle ou d’un énième gadget inutile – à l’image, par exemple, du Nabaztag adorable de Violet, qui est tout de même aussi révolutionnaire qu’inutile ! Le temps dira si c’est l’invention du siècle. Pour le moment, ce qu’on sait, c’est que le numéro 4 de ce magazine a une particularité unique : doté d’une « puce RFID », il est enrichi de contenus accessibles sur le web. Parenthèse nécessaire : RFID est l’acronyme de « Radio Frequency Identification ». Des centaines de millions de gens de par le monde possèdent déjà des objets RFID. Les puces RFID sont notamment présentes dans les cartes de transport, les clefs électroniques etc. Autrement dit, les lecteurs du magazine auront accès à du contenu numérique qui leur est exclusivement réservé, et ce mois-ci, à un jeu vidéo.

Amusement Magazine #4 & Nabaztag -Crédits Photos : Philippe JarrigeonExplication technique : « Une puce RFID est collée au centre de la page 2 du magazine. Lorsque le lecteur effleure le lecteur RFID Mirror avec la puce contenue dans le magazine, une requête est instantanément envoyée sur le serveur de Violet qui ordonne au lecteur de déclencher des actions ou applications numériques. » Et oui, c’est presque magique. Personnellement si vous n’avez pas déjà testé l’utilisation d’une créature telle que le Nabaztag, je doute que ces explications traversent les frontières du conceptuel mais nous sommes bien forcés de poursuivre. Donc, dans un premier temps, ce sont des œuvres numériques qui seront disponibles exclusivement pour les lecteurs : un jeu-vidéo confectionné par l’artiste Messhof, un dispositif interactif multi-ultilisateur signé Electronic Shadow, une installation interactive « made by » Factoid (Pierre Nouvel, Valère Terrier) et « Le Tone », une vidéo en 3D par Gkaster, sans oublier un « wallpaper » signé Philippe Jarrigeon. Nous confirmons donc : ce sont des choses inutiles. Et à la frontière de l’artistique. Trendy quoi : entre l’art, le design, le luxe et le jeu. « Ces contenus Web, augmentables à distance, s’enrichiront par la suite. Pour l’éditeur c’est une nouvelle relation avec ses lecteurs. Chaque magazine ayant sa propre adresse mail et sa propre boite de réception, il pourra s’il le souhaite entamer un dialogue direct et contextuel avec ses lecteurs. (Le magazine ne prenant la parole que lorsque le lecteur l’utilise). » Vous avez bien lu : désormais votre magazine parle, au feu le courrier des lecteurs, bienvenue dans le monde interactif !

A magazine du futur, chaussure du futur : the basket sponsor

Amusement Magazine #4 & Nike -Crédits Photos : Philippe Jarrigeon« Parallèlement, 5 baskets collectors Nike Cortez Fly Motion équipées d’une puce RFID donneront également accès à des œuvres numériques sélectionnées par le magazine » : et oui, ce n’est pas un hasard si ça s’appelle « Amusement » et si c’est lancé chez Colette. Nike, partenaire idéal : le chausseur sportswear propose depuis longtemps à ses clients d’imaginer leur paire de basket et de la créer sur leur site web, avant de se la faire livrer à la maison. Au passage, un sponsor de poids donc : « cette opération, produite avec le soutien de Nike Sportswear, concerne également 5 exemplaires collectors de la nouvelle Cortez Fly Motion. Équipée d’une puce RFID, chacune des Cortez Fly Motion renvoient vers du contenu artistique sélectionné par Amusement et exclusivement accessible aux possesseurs de la basket. » Traduction – un peu ironique certes : pas de chaussure, pas de contenu numérique. Encore heureux que ce soit pas de l’info, mais de… l’ « amusement » ! Je ne vous épargne rien de ce sublime communiqué de presse : « Pour Nike Sportswear France : « Avec son extrême légèreté, la Cortez Fly Motion représente un superbe aboutissement technologique. Cette opération avec Amusement autour de l'Internet des Objets montre que Nike Sportswear innove pour imaginer la basket de notre époque... Et celle du futur. » Ben voyons ! Et le futur des petits chinois qui les fabriquent, c’est magique aussi ?

Amusant…

Ça tombe à pic vous me direz, alors que vient de se clore le salon du livre, où le livre numérique a levé la polémique. Alors c’est vrai, dès demain nous lirons de la littérature sur des sortes de mini-ordinateurs qui seront bel et bien des livres numériques, et la presse écrite et la presse électronique, ça ne fait désormais qu’un ? Pas si vite… « Amusement » vise évidemment une cible bien particulière : branchée Blackberry et connectée à l’I-Phone en permanence, le magazine bilingue va sans nul doute faire boule de neige dans un « Small World » aussi trendy que cosmopolite (il est aussi trouvable dans des points de vente sélectifs en Europe et aux Etats-Unis).

Au final, on s’incline devant le « premier magazine connecté », il fallait réaliser l’idée, et s’en donner les moyens. On reste sceptique quant à la tombée du mur de papier. Il suffit d’avoir été un heureux client de Nabaztag pour ne plus être inconditionnellement séduit par ces « progrès » : révolutionnaire, si l’on veut, mais quand ça sert à rien, ou presque, où est le progrès ?

Amusement Magazine #4 : Pour le plaisir…

Abdel Bounane, directeur de la  publication d’« Amusement » : « J’ai imaginé ce magazine d’un nouveau genre en réfléchissant au rapports que le papier peut entretenir avec l’information dématérialisée. En lançant « Amusement », nous souhaitions reformuler la presse technologique à l’ère d’Internet, en proposant un véritable magazine-objet. Un an plus tard, en connectant notre titre à la toile, nous montrons qu’il est encore possible de repenser le magazine papier pour notre époque. »

Pour Pierre Georget, directeur de GS1 France : « Ces applications pour le grand public (comprendre « en vente libre », ce qui n’est en aucun cas égal à « accessible à tous ») sont la démonstration d’un nouvel usage de la technologie RFID qui a déjà fait ses preuves dans le monde du b to b (comprendre d’entreprise à entreprise). Chaque année, le coût des composants RFID diminue et contribue au développement de services à valeur ajoutée et novateurs pour le consommateur. Cette initiative est le prolongement des actions menées en magasin.»

A noter ?

« Amusement », disponible à partir du 20 mars 2009
www.amusement.fr

Amusement Magazine #4 -Crédits Photos : Philippe JarrigeonColette Amusement Club
Tous les deux mois colette et le magazine Amusement s'associent pour un événement au Water Bar, autour d'un jeu spécialement sélectionné pour ses qualités de fun et de convivialité... Le mercredi 18 mars, de 16h à 18h, semaine du lancement d'Amusement 4, vous pourrez découvrir Street Fighter 4, dernier épisode du jeu de fight devenu iconique et générationnel et vous affronter sur borne arcade avec Street Fighter 1, 2, 3 et le surréaliste "Street Fighter : The Movie" !

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Le 17-03-09 - 02:04

Auteur : Axelle Emden pour CultureCie.com

Voir: INTERVIEWS - Rencontres & entretiens avec ceux qui font la Culture...Voir: Pop / Rock : critiques & actualité musicale sur CultureCieVoir: Musiciens & Cie
« Bye Bye Cellphone »… Hello 1973 !
Nicolas Frank © Damien Cuillery

Au printemps 2009, 1973 sortait un EP éponyme qui sentait bon la pop sucrée des sixties et la fraîcheur salée des embruns californiens. Tout juste un an après, les trois parisiens ressortent leurs guitares 12 cordes, banjo, piano, mellotron, synthés-jouets et autres boîtes à rythmes pour un premier album intitulé « Bye Bye Cellphone », dans les bacs ce 7 juin. Entre une blé noir basquaise et une froment au chocolat, le chanteur et parolier Nicolas Frank nous parle de l’ambiance de cet album et d



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