


 
Michael Jackson : Mort d’un cinglé
La course contre la mort est souvent cruelle. 23 novembre 1995 : l’auteur de « L’Ascenseur pour l’échafaud » se faisait la malle. Deux jours avant Léon Zitrone. C’est rien de dire qu’il ne faisait pas le poids et que son trépas passa quasi inaperçu. Serrault acheva sa mortelle randonnée de la vie, endeuillant la France entière tout en provoquant une quasi indifférence généralisée du départ simultané de Bergman et Antonioni le lendemain. On ne meurt décidément pas libres et égaux…
Pauvre Farah Fawcett ! Même pour son grand saut, elle se sera fait piquer la vedette. « Il est mort comme il a vécu » dit-on souvent. L’ex Drôle de dame confirme l’adage. Des mois à lutter contre un crabe et c’est un « faon » (faron) qui la coiffe sur le poteau de la Camarde. Miss « Brushing impeccable » même après les plus folles cascades imposées par son « invisible man » de boss s’en est allée après une carrière qui n’en a jamais été une. L’ex-femme de l’Homme qui valait trois milliards (trois milliards de quoi, on a jamais su mais converti en euros ça vaut plus bezef) a donc tiré sa révérence au même moment que Peter Pan.
Comment lutter contre l’incarnation vivante d’un héros de cartoon en cette ère de disniaiserie mondialisatrice ? Ce serait comme être sourd et se mesurer à un aveugle par solidarité de handicap pour apprécier la 9ème de Beethoven. Il est des luttes perdues d’avance. Rendons donc hommage au moins dans ces lignes, puisque ce n’est qu’un entrefilet qui lui revient partout dans la presse ce matin (sauf sur France Culture, ô joie !), à cette belle blonde qui aura secoué nos sens d’adolescents pré pubères en compagnie de ces deux acolytes. C’était une drôle de dame, assurément.
Michael Jackson est mort, donc. Ce n’est pas un scoop à l’heure qu’il est. Reléguant le remaniement gouvernemental de l’Hexagone à une chiure de mouche dans la « pressosphère », Bambi et ses trois quarts de milliard d’albums vendus n’ont pas fait de quartier. Des Unes fleurissent de partout avec son faciès ravagé à faire pâlir les Cesaire, Mandela et autres ardents défenseurs de la fameuse négritude. Blanchi jusque dans ses affres avec la justice, il aura grimpé dans les « charts » avec une fulgurance aussi vertigineuse que sur l’échelle de la folie la plus totale. Roi de la pop(ularité) et empereur de la provoc, le chanteur dont la carrière s’était arrêtée après son phénoménal album « Bad » dont tous les titres furent des tubes (du jamais vu) aura fait parler de lui durant ces quinze dernières années de bien triste manière. Comme si le scandale pouvait servir de pis aller à une inspiration en berne et un professionnalisme en chute libre.
Bien sûr, nul ne sait vraiment ce qui se tramait dans ce cerveau malade et détraqué. Si de cette matière grise étaient sortis dans les années 80 des titres révolutionnaires qu’accompagnèrent des clips qui sonneraient le début d’une ère nouvelle (« Thriller », « Beat it », « Billie Jean »), dans les décennies qui suivirent elle ne donna guère naissance qu’à de fantasques comportements au potentiel fortement « pipolisable » mais rien de plus. Un nourrisson exhibé d’une fenêtre élevée d’un hôtel berlinois, des aveux sibyllins de pédophilie patente, une métamorphose pas franchement kafkaïenne à coup de bistouris, autant de dérapages qui éloignèrent ce virtuose de sa véritable destinée. Il y eut « History » tout de même, les trentenaires d’aujourd’hui s’en souviennent, il y eut « Dangerous » : plus d’un apprirent l’anglais avec Michael, avouons-le. Reste que le génie est décidément une chose bien fragile quand il commence à se dissoudre dans le graveleux. Et dire que c’est un cinglé notoire qui est mort hier ne doit pas signifier le déni d’un parcours artistique qui restera frappé du sceau de la grandeur.
Auteur : Franck Bortelle pour CultureCie.com


Camelia Jordana : oui oui oui oui !
Petite princesse pas banale de la « Nouvelle Star » 2009, Camélia Jordana n’était pas passée inaperçue avec ses interprétations bien à elles de Carla et Stevie ou autres standards en tous genres. Timbre marqué, grosses lunettes et émotion à fleur de peau… cette gamine de 16 ans au swing évident a cloué plus d’un téléspectateur sur son siège en revisitant des tubes qui semblaient soudain les siens. Elle débarque avec son premier album : un début très prometteur…




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